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Figuration ou abstraction ?

Mes œuvres appartiennent à l’un et l’autre des courants.

Quels sont le sens, la cohérence ?

Ma conviction est que la figuration, au sens d’une représentation de la ou d’une réalité, est un leurre.

Kandinsky explique qu’une forme n’est reconnue par un enfant qu’à la suite de son apprentissage, qui lui fait dire qu’il voit par exemple une chaise. La première fois que l’enfant voit une chaise, il ne sait pas ce que c’en est une, il l’apprend.

L’abstraction, ou la non figuration, est l’utilisation d’objets a priori non identifiés, et que le regard approfondi finit par connaître.

Mais la figuration elle aussi est bien souvent un ensemble d’objets, de taches, sans rapport avec une réalité, mais dont l’assemblage nous fait penser à quelque chose de connu.

Mes peintures, figuratives ou non, ont quatre points communs.

Trois sont formels, la composition qui équilibre l’image, la lumière et enfin la recherche d’harmonies des couleurs.

Le quatrième est qu’elles sont toujours le fruit d’une rencontre et d’une émotion. Dans les peintures figuratives, avec un paysage ou un modèle. Toujours peints sur le vif, dans l’instant, sans reprise postérieure afin de préserver intacte l’émotion du moment.

Dans les peintures non figuratives, la rencontre avec un ou des objets graphiques qui se forment spontanément sur la toile, et qui deviennent le sujet d’une rencontre intérieure, plus spirituelle et réfléchie, poursuivie si elle me satisfait émotionnellement, transformée parfois radicalement dans le cas contraire.

 

Ces objets peuvent être totalement spontanés, ou la reprise d’éléments, de « particules » de mes aquarelles peintes d’après nature. Dans ce cas je transforme l’émotion initiale en une émotion plus intérieure, que je revis ainsi et approfondis. 

© François Speich - 2014-2019 - all rights reserved

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